C’est quoi ?

La campagne « Envie de paysans ! » est une campagne d’information et de sensibilisation grand public. Elle présente l’agriculture paysanne comme une alternative au modèle agricole dominant actuel. Elle donne un visage à l’agriculture et créer des liens entre paysans et urbain. Une centaine d’événements sont prévus sur tout le territoire français et elle sera relayée dans 4 autres pays européens (Italie ; Espagne ; Portugal et Espagne).

Les évènements prévus :
  • Fêtes paysannes (marché paysan ; soirées débats ; visites de fermes ; apéros paysan ; conférences ; projection de film….)
  • Banquets paysan : des grandes tablées en plein centre urbain où citoyens et paysans partagent un repas issu de l’agriculture paysanne dans une ambiance festive !
  • Ferme en ville : les paysans s’invitent en ville et viennent avec animaux et produits pour échanger autour de supers produits avec les urbains dans une ambiance festive (arts de rue ; groupe de musique)=>Paris le 21 mai 2016
  • Colloques : installation en montagne (Ariège) ; Installation des jeunes en Europe (Bagnolet)

Vous pouvez retrouver toutes les dates et le programme détaillé dans la page AGENDA ou sur la carte des évènements.

Les supports PÉDAGOGIQUES ET ludiques, que vous retrouverez sur la page « Aller + loin » :
  • Infographies
  • Vidéos
  • Conférences gesticulées (dans plusieurs évènements de la campagne nous collaborons avec des « gesticuleurs » pour rendre plus vivantes et pédagogiques les thématiques liées à l’agriculture paysanne et la PAC dans les évènements
  • Panneaux pédagogiques

C’est quand ?

Elle a démarré en juin 2015 et se terminera le 31 mai 2016.

Pourquoi cette campagne ?

Une alternative à une agriculture destructrice fondée sur le profit

photo-presentation-1L’agriculture paysanne propose une alternative face à une agriculture exportatrice, consommatrice de ressource en énergie et en eau, et destructrice en termes d’environnement et d’emplois.
Elle se fonde sur la prise en compte des trois dimensions de la production : sociale, économique et écologique. Ce principe nous a permis d’élaborer un projet cohérent d’une autre politique agricole qui s’articule autour de quatre points.

La souveraineté alimentaire

Elle doit permettre à chaque pays de produire pour nourrir ses habitants, de leur garantir des produits locaux et de qualité.
La maîtrise de la répartition
Condition indispensable pour que sur l’ensemble des territoires, ici et dans les pays du Sud, des paysannes et des paysans puissent être acteurs dans un développement local, facteur de richesses réparties et partagées.

Le droit au revenu

Chaque paysan doit percevoir un revenu décent, issu en tout premier lieu de la vente de son produit. Les prix doivent prendre en compte le coût de production et la réalité du territoire, avec une compensation lorsque des handicaps naturels ou structurels existent.

Le respect de l’environnement

L’adage est bien connu : « Nous ne sommes pas propriétaires de la terre, nous l’empruntons à nos enfants. »
Tout est dit. Entretien de l’espace, aménagement du territoire, production de qualité, autant d’éléments que nous devons prendre en compte pour une planète vivante et vivable. Des points sensibles existent aujourd’hui tels que l’accès aux ressources naturelles, et plus particulièrement à l’eau. Bien universel, nous nous devons d’en maîtriser et d’en réduire notre consommation pour que chaque être humain ait un réel accès à l’eau, aussi bien en termes de quantité que de qualité.

Les 10 principes de l’agriculture paysanne

photo-presentation-2

  • Répartir les volumes de production afin de permettre au plus grand nombre d’accéder au métier et d’en vivre.
  • Être solidaires des paysans des autres régions d’Europe et du monde.
  • Respecter l’environnement en participant du principe : « On n’hérite pas la terre de nos parents, on l’emprunte à nos enfants. »
  • Valoriser les ressources abondantes et économiser les ressources rares.
  • Rechercher la transparence dans les actes d’achat, de production, de transformation et de vente des produits agricoles.
  • Assurer la bonne qualité gustative et sanitaire des produits.
  • Viser le maximum d’autonomie dans le fonctionnement des exploitations agricoles.
  • Rechercher les partenariats avec d’autres acteurs du monde rural.
  • Maintenir la diversité des populations animales élevées et des variétés végétales cultivées.
  • Raisonner toujours à long terme et de manière globale

Témoignages

temoignages-AP